Pourtant, alors que le juge devait confirmer par écrit sa déposition, il s'est retracté, démentant formellement de telles accusations. Il fut suspendu temporairement de ses fonctions. Aujourd'hui magistrat au Pôle Financier International de Paris, il s'est fait repproché trois griefs principaux susceptibles de constituer « un manquement aux devoirs de son état de magistrat et de son devoir de loyauté »:
- Il n'aurait pas dû entendre, hors procédure, Jean-Louis Gergorin, l'ancien vice-président d'EADS.
- Il aurait dû informer ses collègues Henri Pons et Jean-Marie d'Huy, saisis de l'affaire Clearstream 2, que Jean-Louis Gergorin était le corbeau de l'affaire des frégates de Taïwan.
- Il n'aurait pas dû montrer des pièces de sa procédure à un autre acteur de l'affaire, l'informaticien Florian Bourges. Un épisode que Renaud Van Ruymbeke a toujours contesté.
Il attire notamment l'attention sur la criminalisation avérée de pans entiers du système financier contemporain via le recours extrêmement fréquent aux services des paradis fiscaux dans le but de combiner souplesse, intraçabilité et anonymat des transactions illicites.
Selon l'auteur, ces pratiques se répandent à tel point qu'elles représentent aujourd'hui un risque de déstabilisation pour les démocraties et leurs économies. La maîtrise de la corruption endémique qui gangrène le système financier mondial serait donc l'un des enjeux majeurs de la géopolitique du XXIe siècle.
En Juillet 2007 lors d'auditions, il affirme n'avoir agi que sur ordre de Dominque de Villepin, lui même mandaté par Jacques Chirac ! L'ex-premier ministre, alors redevenu simple citoyen depuis le changement de gouvernement, est mis presque aussitôt en examen.Sources utilisées en partie pour cet article : Wikipédia et LCI
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